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Les armements et les techniques de combat

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Les dirigeables                  Article de Régis Tessier     Voir aussi Ballons et saucisses  et  L.44, L.49

Au moment de la déclaration de guerre cinq dirigeables, des ballons souples d’environ 10.000 m3, sont en service dans les places frontières : Maubeuge (Dupuy de Lôme, Montgolfier), Verdun (Fleurus), Toul (Adjudant Vincenot), Epinal (Conté).

Les avions ne pouvant encore voler que de jour, ces dirigeables réalisent des vols nocturnes de préférence par pleine lune aussi longtemps que l’artillerie anti-aérienne est inefficace. Leur mission principale est alors la reconnaissance.

Le soldat ne concevant pas qu’il puisse exister d’autres monstres volants que les Zeppelins allemands, tous les dirigeables souffrent singulièrement plus du tir des canons et des fusils français que du tir de l’ennemi pendant les premiers mois de guerre. Le Dupuy de Lôme est même détruit à Reims le 24 août. Malgré l’interdiction de tirer sur un dirigeable sans l’ordre d’un officier (septembre 1914) leur vol doit être suspendu.

A leur reprise d’activité en avril 1915, leur mission est exclusivement le bombardement nocturne pour lequel on utilise des obus normaux puis des obus empennés.

A la fin de 1916 les progrès de l’aviation et de l’artillerie anti-aérienne contraignent l’Armée à les abandonner définitivement, nouvelles unités entrées en service à la fin de 1915 comprises. Ils sont alors transférés à la Marine pour la lutte contre les sous-marins. Hormis dans ce dernier emploi, ils n’ont généralement pas été très utiles.

Les Zeppelins sont connus pour leurs bombardements sur Paris et sur l’Angleterre. La destruction de l’un d’entre eux par la DCA près de Bar-le-Duc le 21 février 1916 a été observée par les soldats du front de Flirey.

 

L’Adjudant Vincenot de Toul a été de très loin l’appareil français le plus actif. Il a réalisé 17 ascensions avant son arrêt en octobre 1914 et un total de 230 avant sa destruction aux Éparges le 1er juin 1916, au retour d’une mission de bombardement à Verdun.

Construit en 1911, il avait deux moteurs de 120 CV et deux hélices lentes. Sa vitesse maximum était de 52 km/h. Son plafond de 2.800 mètres avec 7 personnes à bord descendait à 2.300 pour 300 kg de charge. Son autonomie était d’environ 400 kilomètres pour un vent inférieur à 10 m/s.

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L’Adjudant Vincenot atterrissant à Lunéville

Voir le raid aérien sur Vigneulles lès Hattonchâtel et sur Arnaville Bouillonville  et Le Z IV à Lunéville en 1913

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