La fin du dirigeable Z-VIII en Lorraine. |
L'odyssée des dirigeables L. 49 et L. 44 en Lorraine. Le LZ 77 à Brabant le Roi (Revigny)
Voir aussi les ballons, les dirigeables et le poème sur le bombardement de Bar-le-Duc
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Le 22 août 1914, au tout début de la Grande Guerre, le dirigeable allemand Z- VIII, qui était basé à Trèves, observait les mouvements des troupes françaises sur les Vosges. |
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Les restes du dirigeable Z. VIII (= N° de constructeur L23) abattu au |
lieu-dit les Collins |
| Au dessus de
la commune de Badonviller en Meurthe et Moselle, il est atteint par des
projectiles d'une batterie de 75 du 65 ème R.I.T. et notamment
par des tirs d'une pièce à laquelle étaient attachés les pointeurs Gondouin et Colibert, les servants Couturiers, Hirsch et Hue et commandée
par le Lieutenant Quiquendon.
Le dirigeable allemand s' abat sur les arbres au lieu dit les Collins près du Col de la Chapelotte ce qui amortit la chute et permet aux membres de l'équipage allemand de quitter sains et saufs la machine et de s'enfuir en direction de leur territoire. Selon les auteurs de "French Air Service War Chronology" quatre officiers auraient été fait prisonniers.
Ci-contre Louis Gondouin, l'un des canonniers |
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Histoire
de la guerre aérienne p 447
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Une photo pratiquement identique a aussi paru dans "Lecture pour tous" du 1er janvier 1915 |
| Cette photo pourrait être celle du Z-VIII. Toute confirmation bienvenue. | |
| Août
1914. C'est à l'aube du 22 août qu'un dirigeable allemand - le Z. L.
VIII - vint pour la première fois évoluer au dessus de notre territoire.
Entre 4 et 5 heures du matin, il apparaissait à l'horizon, planant à 400
mètres environ et se dirigeant vers Baccarat. A peine au dessus du
bivouac du deuxième échelon du parc du 21 ème Corps à Badonviller, il laisse tomber trois bombes qui éclatent assez loin sans
causer le moindre dégâts. Aussitôt, nos soldats qui jusqu'alors avaient
cru qu'il s'agissait d'un aérostat français, tiraient avec frénésie,
contre le pirate. Mais sans succès ! L'équipe mobile du deuxième échelon
avait fort heureusement deux pièces de rechange de 75. Le chef
d'escadrille Beaucourt qui commandait cet échelon donnait vite
l'ordre de mettre en batterie. Deux pointeurs d'élite, Louis Gondouin et
Georges Colibert prennent place, visent et tirent douze coups. Au cinquième
le Z. L. VIII était atteint, piquait; donnant de la bande, ralentissant
et faisant un virage. Il cherchait à s'éloigner pour gagner la vallée
de la Plaine vers Celles. Il disparaissait derrière les arbres et s'effondrait
sur la forêt de Celles, restant accroché aux arbres. L'équipage composé
de dix-huit personnes, avait pu fuir à travers la forêt et gagner les
lignes allemandes toutes proches. Le succès était beau, la récompense
le fut moins. pas la moindre félicitation aux précurseurs de la faillite
des Zeppelins. Quelques personnages qui voulaient faire croire
qu'ils avaient participé à la victoire afin d'être décorés se vengèrent
ainsi des pointeurs Louis Gondouin et Georges Colibert. A la suite
d'articles de journaux, ceux-ci reçurent enfin le 26 septembre 1916 (sic)
la citation à l'ordre du régiment (re-sic) : " A pointé une des
deux pièces de 75 qui, le 22 août 1914, a abattu le Zeppelin L-8 au
dessus de Badonviller. " Et c'est ainsi que l'on su encourager ces
deux braves ouvriers parisiens.
Article de Jacques MORTANE dans "La guerre aérienne illustrée" du 28 mars 1918 . |
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Élément de poutrelle du Dirigeable |
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Carte postale
représentant le tir
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Éléments du Z-VIIII exposés à Paris. |
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Gouvernail du Z-VIII (noter les erreurs) |
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Voir les caractéristiques du Z-VIII sur un site allemand http://www.luftschiff.de/2_023.htm Selon ce site allemand le dirigeable aurait été commandé par Haupmann Andres (ou Andree) |
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Selon le libellé de cette CPA, les restes du Z-VIII auraient été ramenés dans cette propriété par les troupes allemandes, lors de leur occupation du secteur. Ajoutons que le 22 août fut une journée noire pour les zeppelin puisque le Z-VII (= L22) fut également abattu à Saint Quirin, près de Sarrebourg, ensuite démonté et réformé à Metz. |
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| Toutes informations et images bienvenues sur cet événement. jmpicquart@wanadoo.fr | |
| Sources: Presse de l'époque (almanach du Petit Parisien 1917), l' Histoire de la Guerre Aérienne de Jacques Mortane et "L'étrange histoire des Zeppelins" de Maurice ROLE" 1972 Éditions France l'Empire | |
L'excellent livre "Casualties of German Air Service" publie une liste des hommes d'équipage des dirigeables et notamment du L44, L49 et L 50. Il ne précise cependant pas l'équipage du Z-VIII.