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 L'odyssée des dirigeables L. 50, L.49 et L. 44 en Lorraine.

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La fin du dirigeable LZ 77 en Lorraine. Voir aussi les ballonsles dirigeables et le poème sur le bombardement de Bar-le-DucLa fin du Z. VIII à Badonviller

     

Cadavre d'un membre d'équipage et carcasse du L44 (= LZ93) à St Clément.

Le 19 octobre 1917, onze dirigeables allemands (L 41, L44, L45, L46, L47, LZ49, L50, L52, L53, L54 et L55) effectuent un raid sur l'Angleterre et plusieurs d'entre eux, gênés par les conditions météo, survolent le territoire français au retour. Le L. 45 traverse la France, survole Lyon et ayant deux moteurs hors d'usage est incapable d'atteindre la Suisse, il se pose à Mison près de Sisteron. L'équipage met le feu au dirigeable avant d'être capturé. Cadavre du "commandant" du L44 (Leutnant Stalbert ou plutôt  l'oberleutnant Rothe?) 
Le 20 octobre, les Zeppelins  L.44, LZ.49 et le L.50 se retrouvent par hasard en Lorraine près de Lunéville. 

C'est là que le L. 44, commandé par le Kapitän Leutnant Stalbert, est abattu par la section de D.C.A. N°174 du Lieutenant Fenouillet et du SLt Curie. Il s'écrase près de Saint Clément. Les 19 officiers et membres de l'équipage sont tous tués dont l'oberleutnant Rothe et 4 hommes qui sautèrent dans le vide.

 

 

 

 

La carcasse du dirigeable L.44  à St Clément examinée par des gradés français.  

  

     Le général en charge du secteur et d'autres inspecteurs

Le L. 53 a plus de chance. Il survole Bar Le Duc, Nancy et passe la frontière sans difficulté près de Lunéville, vers 3 H du matin.

      Linceuls des victimes du L44         

 

                                 

Le LZ.49 (=LZ96) est commandé par Hans Gaye (ou Gayer), il emporte 2 tonnes de bombes et a une autonomie de 22 heures. Il survole  les environs de Reims, Bar-le-Duc et Épinal. En Lorraine, il est attaqué vers 8H par des avions de l'escadrille N 152 basée à Corcieux dans les Vosges (8ème Armée) et qui est commandée par le Lieutenant Lefèvre. La tactique consiste à attaquer le LZ49 chaque fois qu'il tente de prendre de l'altitude. Le commandant décide de poser son dirigeable à 5 kilomètres de Bourbonne-les-Bains sur un terrain partiellement boisé. 

  L.49 entouré de curieux, vers Bourbonne les Bains. 

L'équipage réussit à quitter le LZ.49, mais menacé par des habitants déterminés, il ne parvient pas à incendier le Zeppelin. (Ci-contre représentation imagée de jules Boiteux)

Trois aviateurs de la N 152 atterrissent à proximité et le commandant Gaye se rend au Lieutenant Lefèvre avec ses 17 hommes d'équipage.

La presse rend largement compte de cette victoire (cf. Le Pays de France N° 159 du 01/11/1917, La Guerre Aérienne N°54, J'ai Vu 155...dont certaines illustrations sont reproduites sur cette page).                 

 

Vainqueurs du LZ49 (A gauche le Lieutenant  Lefèvre et le maréchal des logis La Marque)

A droite vue des pilotes français avec le singe,  mascotte du LZ.49

L'équipage du L. 50, (=LZ89)* sous les ordres du commandant Schwonder, tente de faire la même manœuvre tout près de là, à Dammartin, mais le dirigeable soulagé du poids de son équipage et de deux cabines reprend son vol avec les 2 ou 4 hommes qui  restaient. Le L. 50 désemparé fut aperçu une dernière fois dans la région de Fréjus avant de survoler la mer Méditerranée.

* NB les zeppelins ont tous une double appellation, leur numéro de constructeur et leur désignation militaire ou civile.

 Vue interne du LZ.49

La nacelle  du LZ.49 aux Invalides, utilisée comme guichet de souscription de l'emprunt national (Photo du journal "J'ai vu" du  22/12/17)
  Éléments du LZ49 exposés à Paris: Aux Invalides, un moteur, une hélice  et aux Tuileries, la superstructure.
 Sources: Presse de l'époque et Histoire de la Guerre Aérienne de Jacques Mortane.                                    Selon cet auteur ce raid en Angleterre aurait fait 36 morts dont 5 militaires et 8 blessés. En tout, il y aurait eu 51 raids de dirigeables sur la Grande Bretagne faisant 556 morts et 1357 blessés dont environ 10% de militaires. 

Sur le sujet, consulter  aussi "L'étrange histoire des Zeppelins" de Maurice ROLE" 1972 Éditions France l'Empire chap. XIX et ZEPPELIN The  German Airchip Story de Manfred Griehl et Joachim Dressel voir aussi le journal  l'Illustration du 3 novembre 1917.

  L'excellent livre "Casualties of German Air Service" publie une liste des hommes d'équipage des dirigeables et notamment du L44, L49 et L 50

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