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Les armements et les techniques de combat: Ballons

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 Ballons et saucisses        voir aussi Les dirigeables, l'Odyssée du L49 en Lorraine et le poème sur le bombardement de Bar-le-Duc

Ballon utilisé pendant la libération du Saillant de Saint-Mihiel

Article de Régis Tessier  

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Ci-contre ballon photographié à Griscourt (Capitaine Eyries)

Ci-contre,  ballons dans leur cache, près de Nancy en septembre 1918.     La localisation  exacte de ces ballon nous intéresse

 

 

Au moment de la mobilisation, l’aérostation est une technique considérée périmée. Les quelques compagnies d’aérostiers encore en existence sont confinées dans les places fortes. Elles sont équipées de ballons sphériques de 750 m3 dont le câble d’attache est déroulé par un imposant treuil à vapeur. Ces matériels ne doivent pas être renouvelés en fin de vie.

Pourtant, dès le débuts des hostilités, chaque corps d’armée allemand déploie un ballon cylindrique : le Drachen (dragon). Une équipe d’aérostiers français improvise alors une brève expérimentation à la fin d’août 1914 avec du matériel déclassé afin de démontrer l’utilité de ces engins pour l’artillerie.

Cette expérimentation est suffisamment concluante pour que huit sphériques soient autorisés à quitter provisoirement les forteresses. L’un de ceux-ci provenant de Toul est employé en début septembre dans la bataille du Grand Couronné au nord-est de Nancy. Un autre est déployé sur le front de Pont-à-Mousson, aux environs de Griscourt. Un autre encore ascensionne vers Bouconville lors des combats du début d’octobre.

L’utilité des ballons sur le champ de bataille enfin reconnue, le nombre des compagnies d’aérostiers s’accroît pour atteindre 75 en mars 1916. Chaque corps d’armée français dispose désormais de sa compagnie.

La stabilité du sphérique est mauvaise. Pour pallier ce défaut on développe dès 1914 un ballon allongé de 800 m3 semblable au ballon allemand. Pour améliorer son orientation dans le vent on lui attache une queue de godets, comme à un cerf-volant. On remplace le treuil à vapeur par un treuil automobile plus rapide pour ramener le câble et plus discret sur le champ de bataille. Le nouveau ballon est rapidement connu sous le nom de saucisse.

La 1re armée qui tient le front sud du saillant de Saint-Mihiel reçoit sa première saucisse à la mi-décembre 1914 et l’utilise concurremment avec un sphérique.

La traînée de la saucisse équipée de godets fatigue considérablement les câbles et les treuils. Pour pallier ce défaut un officier mobilisé à Toul, le capitaine Caquot, développe en juin 1915 un nouveau modèle de ballon qui a la forme d’un poisson (le ballon type L de 880 m3). Il lui donne sa forme définitive avec un triple empennage un an plus tard (type M de 930 m3).

Malgré leurs inconvénients les sphériques et les treuils à vapeur mettent près de deux ans à disparaître complètement.

Après avoir été gonflés avec de l’hydrogène stocké dans des bouteilles métalliques, les ballons sont avancés à basse altitude à 5 ou 6 kilomètres du front par leur treuil automobile. Ascensionnant alors à leur plafond, ils remplissent leur triple mission sur une zone d’environ 6 kilomètres de profondeur occupée par l’ennemi : surveillance de son activité, repérage de ses batteries par les lueurs ou fumées et réglage du tir de l’artillerie amie. L’observateur transmet par téléphone les informations recueillies.

Plafonnant vers 1.500 mètres d’altitude les ballons sont relativement à l’abri des obus jusqu’à leur attaque par avions à partir d’octobre 1915. L’observateur embarque alors dans sa nacelle d’osier un parachute dont l’emploi n’est pas sans risques. La première utilisation opérationnelle de ce nouvel équipement date de mars 1916 à Verdun.

Le travail de l’observateur est dangereux, non seulement à cause des attaques mais aussi de la météorologie. En mai 1916, une bourrasque imprévue emporte 24 ballons en Lorraine : sur les 28 observateurs à la dérive, cinq sont tués, deux blessés et neuf capturés. Note personnelle: cf ci-dessous le dessin paru dans le journal "Le  Pélerin"

L’observateur Henri Parizy, ancien élève de l’école des Beaux-Arts, se tue en février 1918 près de Manonville en utilisant son parachute endommagé lors de l’incendie de son ballon par deux avions allemands. Il avait effectué 1.600 heures d’observation. Il est inhumé à la nécropole de Noviant-aux-Prés (tombe 926). Note personnelle: Cette victoire  le 11 février près de Minorville sur la 82ème Cie d'aérostier  aurait été attribuée au Lieutenant Niebecker de la Jasta 43 selon "The Jasta War Chronology"

 

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la saucisse (ballon type H)

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le ballon Caquot type M avec son treuil au camp de Coëtquidan.

Le 5 mai 1916, une tempête soudaine sur la Lorraine aurait emporté une vingtaine de ballons d'observation  dont certains encore occupés, vers le Nord donc vers les lignes ennemies.

Je recherche des récits ou tous  documents  faisant état de cette tempête et de ses effets 

Sauvetage dans la tempête, illustration du Pèlerin 21/5/16

Ascension d'un ballon d'observation américain à Brouville, près de Baccarat, le 23 avril 1918.

   

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