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Les armements et les techniques de combat: Avions |
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| Histoire de l'aéronautique (images marquées HDA ci-dessus) | (Editions de l'Illustration) 1938 |
| 400 H de vol sur l'ennemi en 1914-1918 - Exploits du pilote Charles Chanaron | imprimerie Coquant Octobre 1986 |
| L'Escadrille Lafayette. Revue de l'aviation française ICARE | SNPL sept 1996 |
| First to the Front (95th Aero Squadron) par Charles Wollley 2002 | Schiffer Publishing Ltd |
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BRABANT LE ROI, comptait sur son territoire deux terrains d'aviation et un souterrain pouvant abriter un régiment et ses munitions. Le premier terrain opérationnel fut celui situé tout près du village, le long du ruisseau au lieu dit « clos Pré », entre la route de REVIGNY et la ligne de chemin de fer REVIGNY-VOUZIERS. A l'époque, il n'existait pas de lignes électriques, mais le terrain, bien que plat dans son ensemble, était en réalité une succession de cassis créés par les méthodes culturales pratiquées à l'époque. Avec la nécessité d'aménager, et avant l'existence de niveleuses et autres bulldozers, c'est à la force des bras et des jambes que les travaux furent entrepris. Devant l'importance de ces travaux et l'obligation d'aller vite, le génie fit appel à des T.A.K. (Travailleurs Auxiliaires Kabil) qui logeaient dans les granges des cultivateurs. Le dépaysement, le climat, et la dureté du travail n'étaient pas des facteurs d'efficacité et les travailleurs devaient subir la rigueur de l'encadrement. Une butte encore en place, dite butte de tir, fut aménagée le long de la rivière, derrière des maisons de la rue du Vieux Roi dans le terrain communal. En forme de croissant, destinée à recevoir les cibles, elle servait pour l'entraînement au tir à la mitrailleuse équipant les avions. Lorsque les exercices avaient lieu, la circulation sur la route de NETTANCOURT était interrompue par deux plantons, car les balles pouvaient manquer leur but et s'égarer dans la nature. L'escadrille se composait probablement d'une douzaine d'avions biplans commandée par le capitaine PINSART qui s'est rendu célèbre par un grand nombre d'avions ennemis abattus. Lorsqu'il rentrait d'opération, il avait une façon bien particulière d'annoncer un retour victorieux, un léger battement d'ailes et les troupes au sol ainsi que les habitants savaient que le capitaine avait un avion de plus à son actif. Son avion était le seul équipé d'un petit canon dans l'axe de l'hélice. Le deuxième terrain, situé à la ferme de BELLE-FONTAINE, couvrait une superficie de 13 ha 25 a 5 ca. Commencé le11 août 1917 sur des parcelles soumises à une occupation temporaire, il se composait de terrains appartenant à Monsieur Charles THOMAS et, en partie, exploités par Monsieur Cyrille DESOUTTER. Il fut terminé courant 1918. La formation aéronautique comportait 12 hangars de 100 m2 chacun, répartis en deux groupes de six, l'un en face du corps de ferme et l'autre au Nord, à quelques centaines de mètres. Les activités et les prouesses des aviateurs étaient moins connues des habitants du village distant de deux kilomètres. NUNGESSER, jeune pilote à l'époque, s'y serait posé plusieurs fois. Ce terrain servit encore lors de la dernière guerre : en 1944, un avion anglais de type LANCASTER, touché par l'artillerie allemande, s'écrasa avec ses occupants. Il n'y eut qu'un seul survivant, six hommes furent tués, dont trois reposent encore au cimetière communal. Beaucoup moins tragique : voici quelques années, un petit avion de tourisme s'y posa par nécessité absolue. Le pilote ignorait-il, que 80 ans plus tôt. des avions de même taille se posaient quotidiennement ? L'avion a dû repartir démonté, sur un camion, par la route, le terrain n'étant plus aménagé et la panne sans doute sérieuse. Denis Horiot |
| Extrait d'un texte aimablement communiqué par
monsieur Denis Horiot de Brabant le Roi.
NDLR: Nous n'avons pas pu vérifier à quelle époque le Capitaine Pinsart était à Brabant; toutes autres informations bienvenues. |