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Sainte Geneviève (54)

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Le 19 août 1914, la 59 ème division de réserve se retranche sur la colline Sainte-Geneviève qui constitue un excellent point d'observation et de défense au Nord du Grand-Couronné.

La colline est bombardée à partir du 22 août. Le 24 au soir les troupes allemandes donnent l'assaut, mais elles sont repoussées.

Le 5 et le 6 septembre 1914, la crête de Sainte Geneviève subit de violentes attaques et des bombardements. L'attaque est repoussée, mais le 6 la crête est prise à revers par les tirs d'artillerie depuis la rive gauche (le bois de la Cuite entre Blénod les Pont à Mousson et Dieulouard) occupée par les soldats allemands.

  A Sainte Geneviève (54), soldats devant les ruines de la maison de la famille de Sœur Julie .

L'église de Ste Geneviève. photo parue dans l'Excelsior 17/12/14 Soldats réparant une toiture. 

Le commandant Maurice de Montlebert qui commande le 314 R.I. refuse d'abandonner la position sans un ordre écrit.

Blessé, il est contraint, sur ordre impératif, de quitter Sainte Geneviève et Loisy le 7 au matin.

Cependant les troupes allemandes n'en profitent pas pour prendre cette position, qui est à nouveau occupée par les soldats français dès le soir même.

Le village après le bombardement Tombe du Lieutenant Marot

Lettre d'un combattant de la bataille de Ste Geneviève

Monsieur le rédacteur en chef du Courrier de l'ouest,

Par l'intermédiaire de mon frère NIORT Maurice votre correspondant de SANZAY, j'ai pu prendre connaissance des articles parus dans votre journal le 21 et 28-9-1954 concernant la bataille de Ste GENEVIEVE. Etant un ancien de la 19 ème Cie Capitaine DELMAS, j'approuve entièrement les récits de Mr BEZIAS, Lt MARTIN Roger Pierre et des soldats de la 19 ème Cie et excuse le Dr DAVID qui de la Vierge de LANDREMONT située à 1500 mètres ne pouvait se rendre compte de ce qui se passait devant Ste GENEVIEVE. Je me permets de lui faire remarquer que ce n'est pas la Cie MEURICE 6ème B(ataill)on qui tenait le cimetière de LOISY, mais bien la 18 ème Capitaine MARTIN qui s'échelonnait des rives de la Moselle par le cimetière de LOISY, jusqu'à mi-côte sur un front de 700 mètres en liaison "si l'on peut dire" avec la 19 ème dont la tranchée longue de 500 mètres partant des vignes aboutissait aux premières maisons du village de Ste GENEVIEVE maison CHARDIN. C'est là , adossé au mur, face à la forêt de Facq, que se tenait le Ct MONTLEBERT avec ses deux mitrailleurs (Lt Du ..X....) il avait à sa droite la 17 ème Cne MERCIER, la 20 ème dont faisait partie le Lt MAROT tué ce jour là, était entre la croix MARTYRIOT et le village.

Lorsque le dimanche 6 sept, après un bombardement intensif nous vîmes descendre de MOUSSON vers ATTON la longue file des colonnes allemandes notre émotion était à son comble; il était environ 5 heures de l'après-midi.

Le Capitaine DELMAS venait d'être tué parmi nous. Une heure plus tard la première colonne débouchait de la forêt de Facq, se déployait en tirailleurs sur un front de 800 mètres et commençait l'ascension de la colline. C'est à ce moment là que la 18 ème et la 19 ème ont ouvert le feu, presque aussitôt arrêté par ordre du Ct qui précisait qu'avec nos 200 cartouches il fallait attendre que les allemands soient à bonne portée et ne tirer qu'à coup sûr, suivi d'un 2 ème ordre : Les allemands ne monteront à Ste GENEVIEVE qu'en passant sur nos coteaux.

Nous avons donc ouvert le feu au commandement de chaque chef de 1/2 section que lorsque les allemands arrivés près du réseau de fil de fer brun, réseau de cavalerie posé 30 mètres en avant de nos tranchées, essayaient de trouver un passage.

J'ai fait toute la guerre au 314 et au 325, je n'ai jamais eu l'occasion d'avoir une si belle cible que cette nuit là, mais heureusement que le Cdt voyant que toute l'attaque se portait de notre côté, nous avait resserré notre ligne, nous étions deux par créneaux, pendant que l'un tirait, l' autre défaisait les paquets de cartouches.

C'est vous dire que l'honneur d'avoir défendu Ste GENEVIEVE revient au Cdt MONTLEBERT et à lui seul.

Je l'ai revu à Ste GENEVIEVE quelques temps avant sa mort. Inutile de vous dire mon émotion lorsqu'il m'a serré la main.

Par son testament il a demandé à être enterré au milieu de ses Poitevins tombés à Ste GENEVIEVE et qu'aucun monument ne soit élevé à sa mémoire. Les habitants de Ste GENEVIEVE ont respecté ses dernières volontés, mais ont conservé impérissable le souvenir si cher du grand chef et de ses soldats.

Je me permets d'ajouter que les camarades venant faire un pèlerinage sur la colline n'oublient pas de passer au PONT DE MONS où l'accueil le plus chaleureux leur sera réservé.

signé NIORT Ferdinand 1897-1958

X = Lieutenant Du Hanlay ?

Lettre transcrite à partir d'une photocopie en possession de Madame Jeanne GIGLEUX à LOISY

Voir Sœur Julie une enfant du pays.

   
Le monument a été inauguré le 4 octobre 1964 par le Préfet Jean Gervais, Mr GATTAUX Maire de Sainte Geneviève et Mr Fred GOUVY industriel, ancien conseiller général. Gervais.jpg (6554 octets)
   
      Pour voir cette image en grand format avec l'indication des acteurs de cette scène de baptême à Sainte Geneviève le 6 janvier 1915, cliquez sur cette image.

Voir aussi une classe d'enfants à Ste Geneviève en 1915

  et les enfants de la Croix Martyriot  

   
Recherchons photos et document sur la présence de ballons sur la colline  de Sainte Geneviève. jmpicquart@wanadoo.fr

BIBLIOGRAPHIE

Auteur Collection

 

Inauguration solennelle   Imp. Jouve 1965
La bataille de NANCY Charles BRUNEAU    
La bataille de Sainte Geneviève Monseigneur FIEL Le Pays Lorrain  
Nancy et le Gand-Couronné Guides illustrés Michelin  

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