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Les grands hommes :

Hommes politiques, artistes ..     Dunoyer de Segonzac  Bils

  Les Hommes de lettres et la guerre en Lorraine  

Une granlie

Une grande femme : Amélie Rigard,  en religion Sœur Julie

Amélie Rigard est née le 16 janvier 1854 à Landremont où son père était instituteur. Sa famille est originaire  de Sainte-Geneviève, village sur l'une des premières collines du Grand-Couronné. A 21 ans, elle rentre chez les sœurs hospitalières de Saint Charles à Nancy. Après ses vœux religieux, elle est  affectée successivement à Dôle, Plombières, puis à nouveau à Dôle. A 42 ans, elle revient à Nancy pour diriger l'hospice St Mathieu. En 1912, sa congrégation la charge de la gestion de l'hospice de Gerbéviller. Le 24 août 1914, la bourgade est investie par les troupes allemandes qui prétextent que des civils ont tiré sur eux pour incendier les maisons. Sœur Julie est restée dans son hospice qui accueille des soldats blessés et des vieillards. Elle tient tête aux occupants et obtient que l'hospice ne soit pas brûlé et qu'aucune des personnes sous sa protection ne soit l'objet de violences. 

  

Sœur Julie décorée de la Légion d'Honneur  par le Président de la République Raymond Poincaré,  le 02/12/1914.

La photo ci-contre présente un ciboire que Sœur Julie et un Prêtre ont récupéré dans le Tabernacle de l'Église.

En dessous mention manuscrite de Sœur Julie "L'œuvre des bandits" 

"Le général commandant la 2ème Armée cite à l'ordre de l'armée: Mesdames Rigard, Collet, Remy, Maillard, Rickler et Gartener, Religieuses de Saint - Charles de Nancy, qui ont depuis le 24 août, sous le feu incessant et meurtrier donné dans leur établissement de Gerbéviller asile à environ mille blessés, en leur assurant la subsistance et les soins les plus dévoués, alors que la population civile avait complètement abandonné le village. Ce personnel a , en outre, accueilli chaque jour de très nombreux soldats de passage, auxquels il a servi tous les aliments nécessaires. Le Général commandant la 2ème Armée. De Castelnau "
 

A Sainte Geneviève (54), soldats devant les ruines de la maison de la famille de Sœur Julie.

Personnages avec  Julie ??

   

 

A gauche, le 12 juin 1916,  un régiment partant pour Verdun, défile devant Sœur Julie. Ci-dessus le même type de scène (dessin paru dans le journal "Le Pèlerin" du 31 janvier 1915).

   

 

Le Pèlerin 30/04/1916 ( photo de  droite retouchée ??) Sœur Julie arbore fièrement la Légion d'Honneur remise par le Président Poincaré le 21/11/14

 Sœur Julie et monseigneur Ruch, coadjuteur de Monseigneur Turinaz, Chevalier le légion d'honneur, aumônier militaire (Photo parue dans "Lecture pour Tous" le 15 janvier 1916)

 

 

Sœur Julie est si  célèbre que l'imagerie populaire est amenée à embellir la réalité. Les deux cartes postales ci-dessus la montrent jeune et jolie (Emprunts au livre de Serge Zeyons "Le roman-photo de la Grande Guerre Éditions Hier et demain)

 

 

Autre exemple d'illustration imaginaire, le dessin  ci-contre a été publiée dans le cadre d'un article sur "L'héroïsme des femmes françaises" dans le numéro du 19 décembre 1914 du journal "Lecture pour tous". 

 

Ce même journal publiera un article  "La cornette protectrice des blessés. Sœur Julie à Gerbéviller" le 15 janvier 1916.

   

Sœur Julie (x) en prière devant une tombe.

Messe anniversaire,  avec Maurice Barres.

 

Sœur Julie décède à Nancy le 1er mai 1925

Elle repose  dans le caveau  des sœurs de Saint Charles, au cimetière du Sud, à Nancy.

 

De nombreuses autres religieuses se sont illustrées, en Lorraine, pendant la Grande Guerre. Ci-contre Mme Joséphine Janel, en religion sœur Thérésia, décorée  de la Croix de guerre pour son dévouement à l'hôpital de Pont-à-Mousson. (Où est prise cette photo ?)

 

Recherchons documents sur Gerbéviller et  les sœurs impliquées dans la grande guerre en Lorraine  jmpicquart@wanadoo.fr

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