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Les armements et les techniques de combat

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Le repérage de l'artillerie au son:         Voir aussi l'espionnage  téléphonique et  l'article de Régis Tessier
L'artillerie va jouer un rôle croissant au cours de la guerre. Afin de neutraliser l'artillerie adverse, on tente de repérer celle-ci qui est en général défilée (à l'abri derrière un vallonnement de terrain qui fait écran) et qui tire selon une trajectoire courbe. De là l'importance de détenir les points hauts du champ de bataille et à défaut de disposer de ballons d'observation ou d'avions de reconnaissance et de réglage de tir (ces derniers étant, après les premiers essais effectués à proximité de St Mihiel, rapidement équipés de poste émetteurs) .

Le SRS DAUSSY:     Un petit opuscule vraisemblablement publié à compte d'auteur en 1934, rappelle une invention originale de Ferdinand DAUSSY, soldat au 45ème RIT. Alors qu'il était au Bois Bourru en septembre 1914, il avait été frappé par le geste réflexe de ses compagnons indiquant du bras le moment où partaient les tirs de la batterie allemande.

En février 1915, il fut envoyé à l'arsenal de Verdun où il réalisa, à partir d'un moteur de phonographe et d'un diapason entretenu électriquement, un appareil de repérage au son inscrivant sur un papier d'enregistrement le 1/100ème de seconde.

    

Le soldat Daussy et son invention

Triangulation pour obtenir le site du canon ennemi

En juin 1915, pendant un brouillard intense qui gênait touts les autres modes habituels d'observation, il utilisait ce matériel pour détecter l'emplacement des canons allemands.  Ces canons,  bien dissimulés, causaient de graves dommages aux cantonnements français dans le village de Douaumont.

A partir de trois postes d'observation  installés respectivement à Thiaumont, Souville et à la batterie du Mardi gras, le soldat Daussy procédait à une triangulation et situait les pièces allemandes derrière les Jumelles d'Ornes.

Le colonel PLASSIART déclenchait un tir des batteries françaises sur cet emplacement arrêtant ainsi le feu de l'ennemi.

Par la suite ce matériel était placé sur trois observatoires, aux bois d'Herbebois, des Caurières et du Grand Chenas.

Peu de temps après le soldat  Ferdinand DAUSSY quittait le front pour une affectation à l'inspection des forges de Paris, compte tenu de son expérience dans la sidérurgie,  laissant sur place un ingénieur (le canonnier Gabriel Moinet ?) qu'il avait formé à l'utilisation de son invention.

Ferdinand DAUSSY terminera la guerre avec le grade de lieutenant. En 1935,  Ferdinand DAUSSY , vraisemblablement sidérurgiste, était Président de l'association des officiers de réserve de la région de Thionville et de l'Aéroclub de Moselle.

Toute information sur Ferdinand DAUSSY est bienvenue à jmpiquart@wanadoo.fr .                     

Bibliographie

 Auteur
Le repérage au son Ferdinand Daussy 1934 ?

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