RETOUR.gif (1070 octets)

Les  hommes :

Hommes politiques, artistes ..     Dunoyer de Segonzac  Bils

  Les Hommes de lettres et la guerre en Lorraine  

Le sous lieutenant Vabre du 169 ème R.I.

            Le sous-lieutenant Théodore VABRE est né le 26 juin 1888 à Arpajon, commune limitrophe d’Aurillac chef lieu du département du Cantal . Fils d’un instituteur, il est élève au lycée d’Aurillac et s’engage au 139° R.I., régiment en garnison dans cette ville, le 1° octobre 1907. Sergent le 26 septembre 1908 il se rengage et est admis comme aspirant à l’Ecole Militaire d’Infanterie (St Maixent) le 1° octobre 1912. Il est nommé sous-lieutenant au 169° R.I., à Toul, le 1° octobre 1913.

 A la déclaration de guerre il est chef de section à la 4° compagnie du 169° R.I. Le 27 septembre 1914, après la bataille de Lironville, cette compagnie « est à Fey en Haye qui est violemment bombardé par l’artillerie ennemie : la 4° compagnie paraît céder un instant sous la canonnade puis est reportée en avant. Le mouvement est appuyé par le 167° R.I. » (J.M.O. du 169° R.I.)

Photo de prisonniers allemands du sLt Vabre 

 

Au 1° janvier 1915, la 4° compagnie compte trois officiers : son chef, le capitaine Legret (qui fera toute la guerre au 169° R.I. et survivra aux combats), le sous-lieutenant Vabre et le sous-lieutenant Dubourg. La photo ci contre prise en mars 1915, avec un appareil acquis par le sous-lieutenant Vabre, montre celui ci à droite ; au milieu son capitaine, le capitaine Legret ; il y a tout lieu de penser que le personnage de gauche est le sous-lieutenant Dubourg.

  Le 12 janvier la compagnie est en première ligne de nouveau devant Fey en Haye. Le 26 février elle tient la côte 348 et la croupe sud de l’auberge St Pierre. Le 31 mars la 4ème  compagnie s’empare de nouveau du cimetière de Fey en Haye qui avait été abandonné (J.M.O. du 169° R.I.). Le 11 avril est noté comme « journée calme » dans le J.M.O. du régiment : le 169° occupe, avec le 356° les positions dans le secteur « hors bois » à l’ouest du Bois-le-Prêtre. Toutefois il est indiqué qu’à 19 h. 35 « l’ennemi ouvre un feu violent avec lancement de grenades à hauteur de C2 ligne VIII ; l’ennemi ne peut déboucher de ses tranchées.  20 h. 15 : tout est terminé ».

 C’est ce même jour que le sous-lieutenant Théodore Vabre est tombé : « La section étant à l’extrémité ouest de la tranchée nord hors bois et recevant de nombreuses grenades ennemies a immédiatement riposté en jetant lui même plusieurs grenades et a été tué par balle au moment précis où il lançait une grenade » (Citation à l’ordre de la division n° 344 du 11 mai 1915).Le sous-lieutenant Vabre repose désormais dans le petit cimetière de St Gérons dans le Cantal.

Texte et photos de Jean Christian Labellie

 

 

RETOUR.gif (1070 octets)