RETOUR.gif (1070 octets)

Octave LAPIZE, champion cycliste et pilote

HOMME.gif (2526 octets)
L'un des plus grand champion cycliste, Octave LAPIZE, est mort en Woëvre,  le 14 juillet 1917.

Il est né le 24 octobre 1887, à Paris, 49 rue Bénard  dans le XIV  ème arrondissement.

Il remporte sa première  course le 5 août 1906 et il est surtout le brillant vainqueur du tour de France 1910.

 

Affecté à l'armée de l'air en 1915,  il devient pilote puis moniteur, formant à son tour de nombreux pilotes au centre d'Avord près de Bourges.  En févier 1917, il rejoint enfin le front, étant affecté à Bar le Duc,  successivement à la N 504, puis à la N 203. Le 24 mai 1917,  le sergent Lapize arrive à la N90 qui est  basée à Toul (escadrille à l'emblème d'un  "profil de coq chantant")  et  sous le commandement du Lieutenant Pierre Weiss.

Il est cité à l'ordre du corps d'armée en raison d' une intervention opportune pour dégager un avion en péril  et le 28 juin il met hors de combat un avion ennemi.

Le 14 juillet 1917, il décolle tôt le matin pour affronter un biplan allemand qui effectuait un réglage d'artillerie au dessus du bois de Mort-mare (Flirey 54). Le combat débutait à 4500 m d'altitude et selon le témoignage du sergent-aviateur Boillot à la troisième attaque, Lapize était frappé par une rafale de son adversaire et tombait en vrille vers le sol. Il s'écrasait à 8 Km des lignes du front (vers Noviant aux près ??); selon sa citation publiée le 17 juillet à l'ordre de la 8ème armée et signé par Pétain,  il aurait affronté non pas un seul, mais deux adversaires. 

La photo ci-contre est à la une de "La guerre aérienne illustrée" du 9 août 1917. Au premier plan sans doute le Lieutenant Weiss son chef d'escadrille, qui prononça son oraison funèbre.

Octave Lapize a été enterré au cimetière militaire de Toul (Choloy?) le 17 juillet, en présence de son père et de l'as Boyau.  Ses restes sont  transportés en novembre 1917, à la demande de sa famille,  au cimetière de Villiers sur Marne. Une cérémonie officielle n'ayant lieu qu'en mars 1922

 "La guerre aérienne illustrée" du 29 novembre 1917 publie la photo de cet avis  inscrit sur le second avion d'Octave Lapize, après sa mort. Cet avion,  selon les auteurs du livre  "The French Air Service War Chronology" serait un Nieuport XXIII  codé 4 (son numéro de dossard de champion du tour 1910 !). 

 L'avis ci-contre  pourrait s'expliquer par le fait que l'on aurait affecté cet avion à la formation de jeunes pilotes, à la demande du lieutenant Weiss.

Son souvenir s'est surtout perpétué à Villiers sur Marne où il y a un stade Octave Lapize

Merci  à Jean BOBET qui nous a fourni  dans son excellent  livre ci-dessous de nombreuses précisions sur la vie et la mort d'octave Lapize.

Toutes les  informations sont  bienvenues à jmpicquart@wanadoo.fr 

Bibliographie

Auteur

Éditeur

"LAPIZE Celui-là était un as"  Jean BOBET "La table ronde" 2003

RETOUR.gif (1070 octets)