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Jean-Corentin Carré

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Le plus jeune des pilote de la Grande Guerre, fut vraisemblablement, Jean-Corentin Carré.

Il est né le 9 février 1900, à Faouët, dans le Morbihan, d’une famille de 9 enfants; quand la guerre éclate, il n’a que 14 ans, il travaille alors chez un percepteur à Mauléon dans les Basses-Pyrénnées

Du fait de son jeune âge, il décide de s’engager au bureau de recrutement de Pau, le 27 avril 1915, sous la fausse identité d’Auguste Duthoy. Il est incorporé au 41ème RI de Rennes.

Le 25 février 1916, il est nommé caporal. Il est blessé le 11 juin et élevé au grade de sergent le 19 juin 1916. En novembre après plusieurs faits d’arme, il est cité à l’ordre du corps d’armée et reçoit la Croix de guerre.

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Le jeune poilu du 41 RI.

Le 29 décembre 1916, alors qu’il va avoir 17 ans, l’âge légal pour un engagement militaire, il adresse un courrier à son colonel pour lui avouer son stratagème et lui demander de pouvoir souscrire un nouvel engagement sous sa véritable identité. Cette lettre paraît dans les colonnes du " Petit Parisien ".

Il est nommé adjudant quelques jours après, mais en application du règlement, il perd sa citation et son grade en souscrivant un nouvel engagement le 7 février 1917 à Chalons.

Il retrouvera cependant rapidement ses galons et il est à nouveau cité pour ses actes de bravoure en avril et  juin 1917.

Le 20 juin 1917,  il reçoit une réponse favorable à sa demande de mutation dans l’aviation.

Il est en stage théorique à Étampes pendant un mois et en stage pratique à l’école de pilotage d’Avord dans le Cher. Il obtient son brevet de pilotage le 9 septembre 1917.

Sa formation est complétée à Plessis-Belleville en région parisienne, puis il est affecté à la SO 229, basée sur le terrain d’aviation de Lemmes dans la Meuse et mise à la disposition de la 2ème armée.

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Jean-Corentin Carré aux commandes de son avion ?

La tombe de l'aviateur à Rembercourt aux pots

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Cette escadrille équipée d’avions Sopwith effectue des missions d’observation, de photographie et de réglage d’artillerie dans le secteur de Verdun.

Le 19 mars 1918, il effectue une mission d’observation avec le mitrailleur Perrin. Selon la version officielle, il est attaqué par trois avions ennemis. Il fait face et se défend vigoureusement mais il est abattu.

Il est transporté grièvement blessé à l’hôpital de campagne de Souilly, où il décède le 22 mars. Il aurait été inhumé localement. Ses restes seront par la suite transférés au cimetière militaire de Rembercourt aux pots (tombe 1510).

Au risque de ternir un peu la mémoire de J-C Carré, nous avons tenté de savoir qui l'avait abattu :

Surprise ! Aucun pilote allemand ne paraît avoir revendiqué cette victoire.

Selon le livre "The French Air Service War Chronology" l'avion aurait probablement été abattu par la DCA (Flak-Batterie 128, Vfw Seitz ).

Selon le même ouvrage, le soldat Joseph Perrin serait également décédé.

Que penser de cela ? A t'on voulu embellir la mort de ce soldat médiatisé ? Est -il vraisemblable que touché par la DCA ennemie,  il ait pu regagner le secteur de sa base de départ au moins 20KM au Sud ? 

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Le 7 mai 1939, on inaugurait sur la commune de Le Faouët un monument à la mémoire de ce jeune combattant.

 

NB: Les photographies illustrant cette page et la majorité des informations ont été empruntées à l'excellent ouvrage "1914-1918 Des champs aux tranchées" paru en 1999 chez Liv’éditions .

Bibliographie

Auteur

Éditeur

Le petit poilu du Faouët Émile Gilles 1919
Le plus jeune héros de la guerre André Fontaine 1919 Imprimerie CERF (Versailles)
Les ailes dans la bataille Capitaine Bornecque et Devalforie   Librairie Hachette 1920
1914-1918 Des champs aux tranchées ouvrage collectif Liv’éditions 1999

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