RETOUR.gif (1070 octets)

Les grands hommes :

Hommes politiques, artistes ..     Dunoyer de Segonzac  Bils

  Les Hommes de lettres et la guerre en Lorraine  

Les militaires (Page principale)

Le Commandant Maurice de Montlebert ou "Roux de Montlebert"

Le Commandant Maurice de Montlebert s'est illustré lors de la défense de Sainte-Geneviève.

La photo ci-contre a été vraisemblablement prise en octobre 1914; il porte un gant, car il avait été blessé en septembre à la main. Il était alors lieutenant colonel à titre temporaire. Il sera nommé colonel, à titre temporaire, en janvier 1915.

Il finira général et décédera en 1921. Il sera selon ses vœux enterré à Ste Geneviève

ColMontlebert.jpg (13612 octets)

Bataille du Grand Couronné

En 1914, Maurice de Montlebert se vit confier le commandement d’un bataillon de réserve, pour partir au combat. " Le 5 ème bataillon du 314 ème régiment d’infanterie était commandé par de Montlebert (...) De taille moyenne, trapu et nerveux, le regard pénétrant, un fume-cigarette habituellement à la bouche, les cheveux blancs, il portait comme un panache une barbe blanche, séparée en deux parties au menton, chaque partie dressée horizontalement ". Un jeune officier de réserve affecté à son bataillon livre ses premières impressions, en écrivant à ses parents : " Malgré tout mon désir, je suis affecté au 314 ème (...). Je n’ai qu’une compensation, à mon sens importante, c’est d’être dans le bataillon du commandant de Montlebert. Je le crois un vrai chef sur qui on peut compter. Pourrais-je en dire autant des autres ? ". Avant même de faire ses preuves sur le terrain, le commandant avait gagné l’estime et la confiance de ses hommes.

En quelques mois, Maurice allait montrer ses remarquables qualités : à la tête d’un bataillon en août et septembre 1914, il prit le commandement d’un régiment les trois mois suivants et, dés janvier 1915, le général Joffre lui confia la responsabilité d’une brigade, un commandement de général.

Nombreux sont les témoignages qui montrent son rayonnement : " Voilà l’homme au grand cœur, que tout son bataillon aimait et qui, de son côté aimait profondément ses hommes ". " S’il paraissait sévère et parfois dur, il l’était surtout pour lui-même, c’était un cœur excellent. Il était très familier avec ceux qui l’approchaient et causait librement, étant entendu que dans le service, il n’y avait aucun passe-droit ".

Avec son bataillon, Maurice livra bataille près de la frontière, sur la colline Sainte Geneviève qui domine Pont à Mousson. De son observatoire, il pouvait voir le village d’Arry, tout près de Vezon. La Lorraine annexée était toute proche.

Les journées des 5, 6 et 7 septembre furent décisives pour la défense de Nancy. " la prise de Sainte Geneviève devait être une opération d’enfant (...) Les allemands avaient compté sans de Montlebert et son bataillon (...) aucun des gars du 314 n’avait l’intention de s’enfuir ; et de Montlebert, blessé au front, blessé à la main, froidement attendait l’ennemi ". François du Fontenioux témoigne de ce combat acharné : " Le commandant a été atteint à la tête par un éclat d’obus ; on espère que ce ne sera pas trop grave " ; " Quelle énergie dans cet homme épuisé ! je le verrai toujours, ce matin, poudreux et blessé, cambré comme un vieux lion qui défie superbement l’attaque ". Les commentaires de Maurice sur son action au combat sont brefs :  " ma petite sœur chérie, je t’écris deux mots à la hâte. Je vais très bien, mais je sors d’une terrible fournaise ; deux petites égratignures sans aucune importance ".

Maurice était admiré par ses hommes qui l’auraient suivi partout, mais il irritait toujours ses chefs. Le soldat G. Bernardeau raconte ainsi l’incident qui opposa Maurice à son colonel : " le colonel s’approcha de Montlebert qui, n’ayant pas voulu se faire panser pendant la nuit, était en train de se faire soigner. Le colonel le félicitant de sa belle conduite, le commandant lui dit : " mon colonel, l’heure n’est pas aux félicitations. Qu’avez-vous à me dire ? " " J’ai à vous dire que vous aurez à répondre devant un conseil d’enquête de votre attitude de cette nuit. Pourquoi n’avez-vous pas obéi à l’ordre que je vous ai envoyé ? " " Parce que vous n’avez pas pris la responsabilité d’un ordre écrit. " " Eh bien, je viens moi-même vous donner l’ordre de repli " " Pas plus maintenant que cette nuit, je n’obéirai à un ordre verbal. " Voilà comment les choses se sont passées.(...) Le commandant est passé au conseil d’enquête quand nous étions à Champenoux. Sans doute ne fut-il pas blâmé, puisqu’un mois après il était nommé lieutenant-colonel commandant le 212 ème R.I. ".

Deux mois plus tard, les journalistes relatèrent cet exploit dans l’Echo de Paris du 6 décembre et dans Le Temps du 7 décembre : " C’est ici qu’un simple bataillon sous l’héroïque conduite du Cdt de Montlebert a tenu en échec (...) l’assaut furieux de quatre régiments bavarois. (...) L’ennemi trompé par la furieuse énergie de la résistance, démoralisé par les pertes considérables qui lui avaient été infligées, se repliait pour de bon ". Nancy était sauvée.

Le texte ci-dessus est extrait d’un livre de la famille de Montlebert

Photos et texte aimablement communiquée par sa famille

Tombe de Maurice de Montlebert à Ste Geneviève

 

BeaumontAvril15.jpg (17554 octets)    

 

 

 

 

Tranchée  du bois de Remières (Côte 244) 17 avril 1915

Photo prise le 5 avril 1915 à Beaumont (M. de Montlebert est le 4ème à partir de la gauche)

 

 

 

En avril 1915, Maurice de Montlebert

se trouve dans le secteur de Seicheprey, Beaumont, Flirey.

  Cote244.jpg (11719 octets)

 

Nous recherchons la date et le lieu de réalisation de cette photo équestre.

Toutes informations bienvenues jmpicquart@wanadoo.fr

 

RETOUR.gif (1070 octets)