RETOUR.gif (1070 octets) De Flirey à Apremont - Le bois de Mortmare (2) SITES.gif (2510 octets)

Retour à Flirey (1)

Le début des hostilités :

Pendant le mois d’août 1914 des reconnaissances de cavaliers allemands venus de Metz s’infiltrent dans la basse plaine au nord de la route joignant Pont-à-Mousson à Commercy. Elles donnent lieu à de petites escarmouches.

En début septembre une offensive allemande remontant la rive gauche de la Moselle vers Nancy et Toul dépasse la ligne Dieulouard - Martincourt mais ne touche que peu la région plus à l’ouest. Des villages proches de la Forêt de la Reine sont néanmoins occupés par des cavaliers. Le 15, la victoire de la Marne fait refluer les troupes allemandes vers le nord, sur Thiaucourt et Saint-Benoit.

La bataille de Flirey :

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Morts français à Flirey (vue stéréoscopique)

L’offensive allemande reprend le 19 vers le sud. Flirey, les bois autour de ce village, Seicheprey sont occupés. Une dizaine de régiments français arrivent le 22 par la route de Toul pour contenir ce mouvement. Pendant plusieurs jours de violents combats se déroulent sans discontinuer entre Bernécourt et Flirey puis s’étendent vers l’ouest défendu seulement par les vieux forts sur les collines (Gironville, Liouville, Saint-Mihiel) et de la cavalerie. Le 25 septembre les Allemands amorcent un léger mouvement de repli vers le nord. Flirey, Seicheprey puis Xivray sont libérés.

De nouvelles troupes françaises arrivent le 27 septembre devant Richecourt et les bois au sud de la colline de Montsec. Jusqu’au 11 octobre des combats se déroulent quotidiennement entre Flirey et Apremont mais les Allemands se sont enterrés dans des tranchées et la ligne de front ne change pas ; Saint-Baussant, Richecourt, Loupmont et Apremont restent du côté occupé ; Limey, Flirey, Seicheprey, Xivray, Bouconville, du côté français.

A cette date près de la moitié des morts de toute la guerre dans le secteur sont déjà tombés. Les villages qui n’avaient pas été incendiés comme Seicheprey ou Beaumont sont ravagés par les obus (Flirey, Bernécourt, Rambucourt, Bouconville, Mandres, Hamonville).

Les renforts arrivés le 22 septembre quittent la région avant le 12 octobre. Ceux arrivés le 27 s’organisent en un corps d’armée (le 31e) pour tenir les seize kilomètres de front entre Flirey et Apremont. Cette grande unité occupera ce front jusqu’à la mi-mai 1916.

Le premier hiver de guerre :

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Tranchée-abri à Mandres , hiver 14-15

Les premières semaines de guerre ont appris que la région alors marécageuse entre Richecourt et Apremont ne se prête pas à des opérations mettant en jeu des moyens limités : les tranchées que l’on y creuse se remplissent d’eau. Désormais l’activité dans cette portion du front ira en se réduisant alors qu’elle restera violente jusqu’au printemps 1917 au nord de Flirey, là où la route Toul - Verdun pénètre la zone occupée.

D’assez nombreuses attaques locales, dites de grignotage, ont lieu pendant l’hiver entre Richecourt et Flirey sans réussite. La dernière attaque importante devant Saint-Baussant le 12 décembre a même des résultats catastrophiques : plusieurs centaines de prisonniers.

D’autres attaques désormais localisées devant le bois de Mortmare (nord de Flirey) ont de meilleurs résultats : quelques petits segments de première ligne allemande sont enlevés. Une nouvelle opération au même endroit en février 1915 échoue à cause de l’intervention malheureuse des canons français.

La première offensive de Woëvre

L’occupation de la basse plaine de Woëvre par les Allemands depuis la fin septembre (le saillant de Saint-Mihiel) coupe les communications avec Verdun par la vallée de la Meuse. Pour s’affranchir de cette servitude, une offensive est décidée afin de dégager la région. Une opération d’étranglement en tenaille de la plaine occupée est préparée : une attaque suivant la route de Regniéville à Thiaucourt orientée au nord-ouest et une attaque partant des Hauts de Meuse.

L’offensive suivant la route de Thiaucourt débute le 3 avril 1915 vers Regniéville. Elle est soutenue à partir du 5 par des combats de diversion importants devant Flirey.

L’offensive se termine le 11 mais des attaques locales ont encore lieu à Mortmare les 14 et 20 avril. Dans son ensemble c’est un échec coûteux : à Mortmare les quelques hectares enlevés à l’ennemi ont été payés de plus de 1.500 morts et d’une centaine de prisonniers. Sur près d’un kilomètre les premières lignes qui se sont rapprochées sont désormais distantes de moins de cinquante mètres. Les conditions de survie vont devenir très difficiles devant le bois : mines souterraines, artillerie de tranchée, grenades, etc.

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Barrage allemand devant le bois de Mortmare         SUITE=>

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