RETOUR.gif (1070 octets) Cimetières et nécropoles SITES.gif (2510 octets)

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 les cimetières allemands et l'arrêté du Préfet de Meurthe-et-Moselle, concernant les Exhumations 

Cimetières et nécropoles :    

 

4Vauxcim.gif (112807 octets)t Monument et tombes aux Quatre Vaux (note 1)

Pendant les premiers mois de guerre, l’inhumation des tués n’est pas une préoccupation prioritaire. Ceux qui sont tombés sont éventuellement enterrés sur place en plein champ ou près des tranchées. L’emploi de fosses communes disparaît cependant très rapidement.

On ouvre ensuite des cimetières militaires provisoires, souvent à côté des cimetières municipaux qui sont généralement peu utilisés pour les inhumations de soldats : un seul cimetière militaire dans chaque commune de l’arrière front mais plusieurs dans les communes traversées par les lignes (6 à Flirey, 3 à Limey, 2 à Seicheprey). L’inhumation en tombes isolées dans la campagne ou même dans les jardins des villages habités ne disparaît pas totalement.

A partir de 1916 on donne la préférence à quelques cimetières militaires plus éloignés du front qui approcheront ainsi du millier de tombes (Manonville) alors que les cimetières de la période précédente n’atteignaient que rarement les 300 sépultures.

De 1919 à 1924, une première tranche de travaux rassemble les sépultures et les restes épars dans un petit nombre de cimetières dits de regroupement, notamment à Limey, Noviant, Flirey et Bouconville. Ce sont là que les familles qui le désirent viendront reconnaître les restes de leur parent avant de les ramener dans leur terroir d’origine. Environ 30% des tués identifiés seront ainsi rapatriés.

Ceux que leurs familles n’ont pas repris, pour des raisons qui vont des plus nobles aux plus lamentables, sont rassemblés dans deux anciens cimetières de regroupement qui deviennent alors les nécropoles de Flirey et de Noviant.

La nécropole de Flirey ouverte sur un terrain défriché en 1919 rassemble plus de 2.700 corps dans des tombes et environ 1.750 dans l’ossuaire. Ils proviennent des communes de première ligne (principalement Flirey, Limey, Bouconville, Seicheprey et Regniéville) mais on y trouve aussi une centaine de corps exhumés dans la zone envahie (prisonniers, aviateurs, travailleurs civils étrangers) et un civil fusillé par les Allemands à Mamey.La nécropole de Noviant regroupait un peu moins que 2.200 corps dans des tombes et 820 dans deux ossuaires. Il s’agissait de soldats inhumés initialement dans les communes de l’arrière front entre Griscourt et Beaumont. Dans les années Soixante on a rajouté 360 corps provenant de Saint-Nicolas-de-Port.

 

Équipe de l'état civil au travail à Marbotte,  le 7 décembre 1920.

Jusqu’en 1935 on n’a pas touché au petit nombre de sépultures militaires ouvertes dans les cimetières communaux. On transfère alors avec l’assentiment des familles les tombes restées dans les cimetières d’une vingtaine de villages vers les nécropoles de Flirey, de Noviant et du Pétant (près de Pont-à-Mousson).

En juin 1936, les travaux funéraires sont définitivement terminés dans la région.

 

9 février 1922, fermeture de la dernière tombe commune à Marbotte.

Régis Tessier

 

Note 1: Le lieu dit "Quatre vaux" ou "Fonds de Quatre Vaux" est une petite vallée qui coupe le plateau entre Pont-à-Mousson et Limey. Le cliché ci-dessus a été pris à proximité du pont actuel sur la route D 958, à 2 Km environ de Limey. (Voir les photos d'enterrement dans ce site)

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