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Avions abattus dans le Saillant de ST Mihiel (1)

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Autres avions abattus sur le secteur du Saillant de Saint-Mihiel (2) , page 3 et page 4

Voir aussi, sur ce site l'incident du Sénateur Reymond le 21 octobre 1914 au Bois de Mortmare et le bombardements de Nancy, Luneville ainsi que les aviateurs en Lorraine et le Lieutenant Des Vallières abattu à Prény en 1916. Le crash de l'auteur des Révoltés de la Bounty à Viéville en Haye.

   
BLPMIRa311015.jpg (28438 octets) Le 10 octobre 1915, un avion allemand est abattu et s'écrase dans la forêt de Puvenelle,  à l'Ouest de Pont-à-Mousson.

Cet épisode donne lieu a de nombreux clichés diffusés soit sous forme de cartes photo non légendées ou de cartes postales (Éditeur Reboulet notamment) et à des articles dans la presse nationale.

Article et photographie du Miroir du 31 / 10 / 1915

Sur le Vif publie aussi un article le 30/11/1915 précisant qu'il s'agit d'un Taube.
   
Le Miroir et diverses cartes montrent ostensiblement le cadavre des deux aviateurs allemands. 

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Carte postale  - Cliché Roisin.

Photo parue dans "La Guerre aérienne Illustrée" du 25/01/1917 laissant bien lire les marques de l'avion " II 104   15"

 

   

Cadavres des aviateurs allemands CPA Riboulet.

Carte photo. Voir aussi "Morts"

 

Carte photo.

   

       Le journal " La  Guerre   Aérienne  illustrée " (N° 12, 14 et 17) attribue cette victoire   au sous-lieutenant Jean BOURHIS, à bord d'un avion Nieuport. Il sera  gravement blessé d'une balle dans les reins lors d'un  combat près de Verdun, le 14 mars 1916 et décédera huit jours plus tard, à l'hôpital de Chaumont sur Aire.  
Il était titulaire de la Légion d'honneur.
"Le 10 octobre, j' eu la satisfaction de descendre un Boche, et cette fois en territoire français...... Je tirai, dans de bonnes conditions et dans un temps très court , une quarantaine de cartouches, et ce fut fini; mon adversaire descendit à pic de 3000 mètres. Mais la partie la plus émotionnante fut mon atterrissage : j'ai atterri par bonds successifs, m'ont dit mes camarades  et aussitôt hissé sur des épaules robustes ...." voir la page sur Jean Bourhis  

   

 

Le combat de Jean Bourhis vu par un ambulancier américain dans "Ambulance N° 10" de Leslie Buswell.

"Aujourd'hui, j'ai été témoin des faits les plus intéressants qu'il m'ait été de voir depuis mon arrivée ici. plusieurs aviatiks allemands et des avions français ont survolé le front et il y a eu tant de tirs d'artillerie dans chaque camp qu'il y avait au moins une centaine de petits panaches de fumée dans le ciel. Environ une demi-heure après, trois ou quatre obus sont tombés sur la ville (Pont à Mousson) et je suis allé à l'étage le plus élevé de notre demeure pour les voir exploser. on a vu alors un avion allemand effectuant un vol de reconnaissance au dessus de nos lignes; soudain un autre avion, un Nieuport fondait sur lui.   Nous avons crié: "Un français ! Un combat aérien ! Vive la France !."   Le français était maintenant au dessus de l'avion allemand qui battait en retraite. Le français passait de plus en plus bas, rattrapant toujours l'avion allemand. "Bang, bang, bang " faisaient les mitrailleuses. L'allemand fit un écart. Le français était au même niveau que lui ; maintenant il était au dessous ! Bang !, Bang !, Bang !. Nous avons tous poussé un cri. L'allemand était touché ! Son avion faisait des embardées, côté droit' côté gauche, piquant du nez, faisant une courbe, piquant du nez vers la terre. Un panache de fumée, quelque chose avait explosé dans l'appareil. Il tombait maintenant droit vers le sol et finalement était perdu vers le bois de Puvenelle. On criait, on hurlait, on applaudissait ; Le français avait gagné  ! Un rugissement sourd venait du Bois Le Prêtre, des milliers de voix de français acclamant le succès de leur camarade.  Vous pouvez imaginer l'intérêt au dîner quand Georges Roeder et Willis, qui n'avaient pas été avec nous, sont entrés dans la pièce triomphants, avec des morceaux de l'aéroplane allemand.

Illustration parue dans "Ambulance N°10"

Carte photo

Selon l'excellent livre "Casualties of the German Air Service" le pilote de l'avion  était le Gefr. Kurt Krôner né le 09 mars 1892  à Brand, son observateur  le Ltn Guido Wolf né le 20 décembre 1893 à Berlin. L'avion abattu  appartenait à l'escadrille  FA70. 

Dans ses notes partiellement publiées sous le titre de "Pont-à-Mousson sous les obus" , Charles Bernardin précise que le combat s'est déroulé vers 16H30, le dimanche 10 octobre, que l'avion est tombé au lieu-dit "Chaufontaine" et que les deux hommes ont été inhumés le lendemain à Jezainville.

Le même auteur rapporte que le 22 septembre 1915, un autre combat a eu lieu au dessus du secteur de Pont-à-Mouson et s'est terminé par la chute de l'appareil français (un Nieuport X de la N 31, l'escadrille de Jean Bourhis) au lieu-dit "La Vitrée", à 300 mètres des tranchées allemandes. Les restes des deux passagers les capitaines Louis Mathieu et Gabriel Petitjean n'ont été récupérés qu'à la nuit tombée, puis transportés à Nancy.
L'excellent livre "The French Air Service War Chronology"  signale un autre combat livré le 22 septembre par  Bourhis qui serait venu à bout ce jour là d'un autre avion allemand biplace (Peut-être en territoire ennemi, voir sa relation ci-dessus; l'ouvrage cité supra ne mentionne pas l'endroit du combat). Enfin le 3 octobre 15, il aurait été blessé au combat par la "Flak" (DCA allemande). (Où?)

Toutes informations bienvenues

 

Si vous  connaissez  d'autres informations, merci de les signaler à jmpicquart@wanadoo.fr

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